22 mai 2007

*Oz*

Petit diaporama pas fini, mais qui se sent mieux sur ce blog...




*Oz* from marc on Vimeo

01 mars 2007

Sydney by night

Mon retour dans l'hémisphère Nord se rapprochant de jour en jour, j'ai pris la résolution de faire tout ce que je ne veux pas regretter de ne pas avoir fait (phrase complexe pour idée très simple).

Voilà pourquoi l'autre soir, je suis allé faire quelques photos au Botanical Garden.
Sydney est une magnifique ville la nuit, douce et assez calme.


Sur cette première photo, on peut voir la CBD avec la fameuse AMP Tower (à gauche). On voit bien aussi que quelques businessman ont malencontreusement oublié d'éteindre leur lumière en partant (c'est ballot).

Et puis je n'allais bien evidemment pas oublié l'Opéra et le Harbour Bridge, qui dans la nuit se mèlent harmonieusement.


Pour me la péter un peu, j'ai aussi pris une petite photo de la highway qui s'engouffre dans la ville...
La courbe des phares est juste jouissive, vous ne trouvez pas ???


Voici le Musée du New South Wales (oui monsieur), d'où semblent rugir de luxuriantes âmes aborigènes.



Une fontaine de style "pas du tout australien", mais qui était jolie.



Et pour finir, un possum (oui je crois que je n'en avais jamais montré un sur ce blog..) qui prend la pose pour moi le long d'un caniveau "so" pitoresque.... (???)

24 février 2007

Nouvelles du front

A 5h de l'après-midi, je ferme la boutique "Juiced", je décroche mon vélo cadenassé devant la boutique, et l'enfourche.

A partir de ce moment, je prends mon temps, je pédale lentement à travers la city (Kent Street, Georges Street, Elisabeth Street...), nargue les piétons "Bluetooth" qui attendent leur bus, installé sur mon bolide à la manière d'une Harley, avec un air exagérément nonchalant...

J'emprunte de nouvelle rues, me perds, me fais klaxonner, me pose dans un square, mange un free-friand...

Ca se passe tous les jours...

Mais cette routine est savoureuse...
Elle est douce...
Certainement parce que je sais qu'elle ne va pas durer...

Mais ca y est, je commence à nouer avec cette ville des références communes, presque une complicité...

Je connais le timing de ses feux tricolores, les horaires de ses supermarchés, le prix de son Sydney Morning Herald, ses quartiers chauds, le ton à utiliser pour parler à ses taxis (coup de pied dans le rétro), ses styles vestimentaires, ses quartiers chauds, ses havres de paix, ses homeless people...

Tout cela ne parait pas grand chose, mais c'est touchant.

Et puis le reste du temps, c'est en compagnie d'amis hollandais ou australiens (Tom et Brad, de l'Overland Track, rappelez-vous...) que je passe le plus clair de mes week-end...

Comme par exemple la Sydney Body Art Ride : le principe est de traverser Sydney à vélo en groupe, nu et peint entierement d'une couleur (pour que le cortège forme un arc en ciel) pour soulever des fonds pour la recherche contre le cancer.

Comme vous voyez, le vert me va à ravir...
Un petit côté Hulk, non ? (sans doute les abdos...).
Pour les curieux => ici ou

Sinon, je me fais de mieux en mieux à cette "culture du picnic" - véritable sport national ici - lors de grands rassemblements au Domain, dans le Botanical Garden, comme par exemple le festival de courts métrages Tropfest, ou des concerts de jazz...
Très frais. Très bon esprit.





Bon c'est sur, la vie de Sydney (soleil, plage, etc...) a aussi ses inconvénients.
Sur cette photo, on peut voir l'effet de l'abus de flip-flap (décidémment, moi je ne m'y fais pas...).

18 février 2007

Révolutionnaire

Je viens juste de me rendre compte que c'était possible...
Une vidéo sur mon blog...

Waouh... je suis tout ému...

Alors plutôt que de le tartiner de tous les films que j'ai pris depuis le début, je ne vais en mettre qu'un, un des derniers.

Il s'agit d'un groupe aborigène (enfin, plutot une famille) lors d'un festival de musique "Yabun", pour Australia Day.
La chanson s'appelle Welcome to our people



Yabun on Vimeo

11 février 2007

Oubli...

Dans la description que je croyais complète, de mon petit train de vie, j'avais oublié de vous présenter mes autres collocataires, mes flat-mates comme on dit...

Ces charmants individus partagent donc les lieux avec Edward, Sutshi et moi, et pour l'instant, malgré leur supériorité numérique, l'entente reste cordiale...

Sur cette photo, vous pouvez distinguer Félicien qui a manifestement oublié de se raser les jambes...
Ca va parce qu'on est dimanche...

PS : aller, parce que c'est vous, cette photo est en haute définition, si bien qu'en cliquant dessus, vous pourrez observer l'admirable anatomie de mon ami.

08 février 2007

La vie à Sydney

La ville a bien fait son travail, je suis tout à fait sédentarisé, voir routinier désormais...

Depuis le dernier message, beaucoup de choses se sont passées, puisque j'ai achevé une à une toutes les étapes de l'installation.
J'ai donc commencé mon stage pour ANZSES très rapidement. Mon bureau, en open space, se situe à environ 1 mètre de mon lit, ce qui est très pratique pour travailler très tôt le matin (il suffit de ramper), ou très tard le soir (pareil).
Comme vous pouvez le voir sur cette photo, je bénéficie du must en terme d'environnement de travail et de mobilier.

Toujours est-il que je m'investis dos et ongle dans ce travail qui, je le rappelle est mon objectif n°1.

Depuis la dernière fois, j'ai aussi fait l'acquisition de mon moyen de transport, car ici bouger est très très cher. Comme vous pouvez le voir sur cette photo, j'ai opté pour le style rétro...
Aller, petit indice, je l'ai acheté 20$....
Et oui, gagné, c'est le vélo (c'était drolement dur...), que j'ai donc récupéré grace à une association qui envoie des vélos en Afrique. Pour financer les frais de roulement, ils en vendent quelques-uns pour des bouchées de pains.

Ce vélo, me fait traverser tous les matins Central Station, longer Elizabeth Street, tourner à Park Street et m'arrète à Clarence Street où je prends vers 11h mes services à Juiced.
J'y officie pour confectionner avec amour et fruits quelques juices, smoothies ou autre cocktails exotiques. Puis vers 12h, je troque mon blender contre les spatules pour agencer de délirantes salades composées, selon les voeux exigeants des jeunes cadres dynamiques du coin.

A 5 heures, je suis libre.
Libre de retourner travailler mon stage qui prend du retard...

Mais rassurez-vous, ma vie sociale n'en est pas pour autant inexistante.
Je parviens peu à peu à nouer amitié avec Sutshi, la chatte de la maison.
Je crois qu'elle commence à m'adopter...

Et puis, il y a quelques jours, ici, c'était Australia Day (le 14 juillet), et j'ai pu participer à cette fête, côté officiel avec le feu d'artifice absolument époustouflant (avec de la musique, ça rend très très bien...) et aussi côté aborigène, avec le festival de musique Yabun dans mon quartier.

J'ai aussi eu plusieurs fois l'occasion de tater de la plage et de me mesurer aux vagues en surf...
Alors, ça parait très simple, d'ailleurs ça l'est, il suffit de pédaler avec les bras de se lever, et de rester debout...
Mais en réalité, quand on a des bras de mouche comme les miens, la première étape est problèmatique...
Je vous avertirais lorque j'aurais passé cet obstacle.

J'ai aussi pu apprécier les faveur du soleil, et l'efficacité de la crème solaire.
Petit jeu...

A votre avis, quelle zone ai-je oublié de crêmer ?

Manifestement, je dois avoir un bras droit plus court que l'autre...

Voilà en quelques mots les ingrédients de ma petite vie tranquille aujourd'hui...

A signaler pour finir que, vie active oblige, j'ai dû abandonner à un barber certains de mes cheveux qui me donnaient un air de voyageur vagabond...

Non mais pour qui vous me prenez ?






17 janvier 2007

Back to Sydney

Me voila revenu... Comme prévu...
Après 3 mois de crapahutage touristique along the East Coast and accross Tasmania.
Mon itinérance se sédentarise ici, à Sydney.

Inutile de dire que le choc avec l'hyper-civilisation est assez intense, aussi bien au niveau du paysage (légerement moins sauvage que la Tasmanie) qu'au niveau du rythme de vie urbain duquel je m'étais déshabitué avec peu de regret...

Bref, tout cela est une question d'habitude. Ca va revenir...

Alors que vais-je donc faire ici ???

Et bien j'ai déja commencé à visiter la ville grâce au groupe touristique "I love Sydney" avec lequel j'arpente les rues de la ville, à l'affût de la moindre curiosité historico-comique, guidé par un local très très friendly...

Vous pouvez facilement me repérer sur la photo, là, je suis en bleu...


Bon, trêves de moquerie gratuite...

Ceux qui ont suivi le blog depuis sa naissance, ou qui m'ont suivi, savent déjà que l'objectif principal de ce voyage était de me faire une experience professionnelle dans le secteur des énergies renouvelables en Australie.


ANZSES (Australia & New Zealand Solar Energy Society) est une association qui a pour but de promouvoir les énergies renouvelables en Australie. C'est avec eux que je vais travailler le temps d'un stage de quelques mois. Mon travail consistera en la mise en place d'un nouveau site internet, la conception d'affiches incitant aux comportement économes en énergie, à destination des écoles, et quelques autres missions...
Initialement prévu pour le début de la semaine, j'entamerais ce stage demain, soit vendredi.

"Bon mais tout ca, c'est bien, mais il faut trouver un endroit où loger Marc..."

C'est fait ! C'est trouvé.

J'habite juste en dessous de la city, à Redfern (un quartier réputé craignoss en raison de sa forte proportion d'Aborigènes, et ici, les Aborigènes, on aime pas ça...), dans une maison calme que je partage avec son propriétaire, Edward, un compositeur de musique (classique et éléctronique) d'environ la quarantaine.



Très gentil, son coeur et son esprit sont plutot européens, il parle très bien français (mais on a convenu de ne pas parler français) et travaille à la maison.




Ma chambre n'est pas miraculeuse (parce qu'un peu vide... un lit + une chaise...) mais tout à fait correcte et j'ai accès à toute la maison, y compris le petit jardin-courette.

D'ailleurs, pour ceux d'entre vous qui ne savent pas quoi faire de leur papier blanc, de leur crayon aiguisé et de leur amour pour moi, voici mon adresse :

Marc Mossalgue
19 William Street
Redfern NSW 2016
Australia

La preuve en image :




Je commence mon stage très bientôt, et je travaillerais essentiellement de chez moi puisqu'il n'y a pas la place disponible pour moi dans les bureau d'ANZSES. Cette liberté de travail me permettra peut-être de trouver un travail alimentaire complémentaire dans un café ou autre, du moins, c'est ce que je souhaite.

Et puis, il ne faut pas perdre de vue l'autre objectif : apprendre l'anglais.
Du coup, il va falloir que je me socialise assez largement... Mais cela devrait venir naturellement avec le temps.

Voila, j'espère que le ton frais et ensoleillé de ce message sera parvenu à dissimuler la petite baisse de moral qui a accompagné ce retour à Sydney.

En effet, voyager seul réserve aussi certains moments de blues, où les émotions se chevauchent tellement qu'elles parviennent à cacher les précieux repères qui font avancer...

Ce voyage sert aussi à cela.

Welcome to Sydney !

10 janvier 2007

L'Overland Track

Nous y sommes...
L'une des raisons principales pour lesquelles je suis venu en Tasmanie, et meme en Australie...

L'Overland Track,

une randonnée d'une quatre-vingtaine de kilometres partant de Cradle Mountain, traversant la plus sauvage des reserves tasmaniennes, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, et World Heritage Area, pour atteindre environ une semaine plus tard la Lake St Clair, le plus profond d'Australie.

Comme pour la randonnée d'Hichinbrook Island, il etait indispensable de reserver bien a l'avance, ce que j'ai fait afin de pouvoir partir le 20 décembre.

Dans le bus, j'ai fait la connaissance de Tom, un hollandais, et d'un australien, Brad. C'est tous les trois que nous avons entamé et terminé cette marche epoustouflante.



Les milieux traversés étaients extremement riches : des paysages lunaires tapissés de bruyères centenaires, donnant l'impression de marcher en pleine préhistoire; des forêts d'eucalyptus serpentées de criques d'eau glacée, une végétation sèche et pourtant luxuriante aux éclats...


Bien que parfois longue, la marche n'est pas extremement difficile. La difficulté majeure est de porter son sac qui oscille entre 20 et 30 kilos (selon l'organisation et les exigences gastronomiques...).
Pour ma part, j'avais opté pour le frais (et donc le lourd) avec tomates, concombres, dindes fumées, pain, fromage... ce qui m'a valu, une fois les premières railleries passées, de régaler copieusement certains de mes compères de marche qui devenaient aussi deshydratées que leurs repas... Soit dit en passant, ces repas déshydratés sont souvent délicieux, malgré leur mauvaise presse.

Tout au long de la marche, nous avions l'occasion d'effectuer des side-trips, c'est à dire des portions de marche supplémentaire pour apprecier une chute d'eau, profiter d'une vue au sommet d'une montagne, etc.
Le Mont Ossa fait parti de ces side-trips. Même s'il est possible de laisser son sac en bas, gravir les 1817 metres reste une experience eprouvante mais tellement gratifiante une fois arrivé en haut.
Chaque jour, nous rallions une hutte où il était possible de se réchauffer un peu, et de dormir, à moins que l'on préfère planter la tente aux alentours. Les jours de beau temps, la tente est une solution de rêve, de même lorsque le néo-zélandais ronfleur a décidé de dormir dans la hutte.



Par contre, lorsque le temps est plus capricieux, tout le monde se rue dans la hutte et l'ambiance, tout comme l'odeur lourde de chaussettes mouillées (nos guirlandes à nous), est inoubliable.

Exceptionelle fut aussi la soirée de Noël pour laquelle j'avais gardé mes sardines et un peu de tout ce que j'avais de frais pour des "Pâtes à la dinde-fromage-tomate (avec l'huile des sardines...)".
Ce soir là, il faisait froid (9° à l'interieur)...
Tout le monde se serait les épaules autour d'une table galcée et trop petite, éclairée parce quelques faibles bougies et la lampe à gaz, gentillement pretée par l'allemand.
Beaucoup de nationalités, beaucoup d'horizons, et autant d'expériences incroyables...

Les discussions tournent autour du Nepal, de l'Inde, de la nourriture de chacun, du mythique belge qui, dit-on, traverse le parc avec 50 kilos de nourriture et a prévu 6 semaines de marche.
Je suis sûr qu'on l'a croisé au moins 2 fois... Brad est dubitatif...

Certains sont allés se coucher, ou lisent leur lampe frontale visée sur la tête.
D'autres s'adonnent à des énigmes capilotractées et interminables en degustant frénétiquement des chocolats apportés par certains afin de célébrer si modestement soit-il ce soir particulier.

Et puis vers 22h30, quelqu'un déboule dans la hutte : "It's snowing !"

Tout le monde l'avait évoqué mais jamais serieusement...

De la neige pour Noël...
En Australie,
En plein été...

Un Noël unique.

16 décembre 2006

Petite mise au point de routine

Ce message s'adresse à tous les animo-mousse qui laissent des commentaires plus ou moins hilarants sur ce blog...
Si vous etes anonymes, on ne sait pas qui vous ètes...
Et oui !
Et cela nuit considerablement au potentiel comico-humoristico-farceur du commentaire...
Eh, et oui!


Zorro

15 décembre 2006

The Cheesery

N'ayant pas trouvé de travail (de toute façon, j'ai pas le droit pour l'instant) et me satisfaisant pleinement du principe du WOOF, je suis atteri un lundi matin ensolleillé dans une fromagerie familiale de brebis. J'ai été accueilli par Nicole, la fille de 28 ans qui vit à 200 mètres de la fromagerie avec sa partenaire Dawn (sa copine quoi...).

Ce couple adore la bière, les barbecues et le criquet... Bref, ce sont des australiennes pur jus. Et ce qui tombe plutôt bien, c'est qu'elles adorent cuisiner (Dawn a ete chef), et qu'elles vénerent la France (son vin, sa gastronomie, les francais, l'accent, etc...)...
Et ça, ça tombe meme super bien...

Mon premier choc a été gastronomique, lorsque mes papilles engourdies par 2 mois de cheddar platreux ont pu savourer du fromage, du vrai... Le fromage pour lequel on se coupe 2-3 tranches de pain de campagne et qu'on mange assis à une table en bois, dehors.

Mon deuxième choc, c'est le cricket, le sport ultra-national en Australie... Au départ, j'y comprenais rien... Et après plusieurs jours de match (ah oui, parce qu'un match dure 5 jours... déjà...), et bien j'y comprends toujours pas grand chose.
C'est à dire qu'on s'emmerde royalement... D'ailleurs, tous les Australiens vous les diront... C'est chiant... Mais ils adorent...

Chaque matin, je donne des coups de main à la cheesery (je confectionne des camemberts, des bries, je perçe des bleus, retourne des cheddars, comme dans la pub Comte), ou bien je vais aider Alen avec les brebis (le but du jeu, c'est d'attrapper tous les mâles... Je vous laisse deviner à quoi on les reconnait, et comment c'est coton de les chopper... Ca ressemble fort à Intervilles) ou alors je vais arrachers les chardons qui pullulent sur les champs (plus dur, mais ca fait du bien d'être seul parfois... )


Enfin seul, je ne le suis pas resté longtemps puisque peu après mon arrivée, j'ai été rejoint par deux woofeuses allemandes qui ont pu donner deux paires de coups de main de plus a la cheesery.
Et puis, j'avais mon pote Toto, un peu baveux parfois mais toujours là...



Enfin, la petite satisfaction qui m'a bien remonté le moral un jour sans, c'est cette guitare que j'ai trouvé dans le garage, toute poussiereuse et partiellement endomagée... Apres l'avoir remise d'aplomb et chantonné quelques airs-repères, j'ai demandé la permission a Ryan (le fils de 22 ans) qui m'a dit en VO
"Oh yeah, mate, i's ma first'ne... C'n tak't at home if you wan...".

Ceux qui ne parlent pas anglais n'auront pas compris (et ceux qui parlent anglais n'auront pas compris non plus parce que c'etait de l'Australien...).
En gros, desormais, j'ai une guitare...
Et une guitare Tasmanienne, s'il vous plait