27 novembre 2006

Cairns

Ici s'achève mon épopee le long de la côte est.
Bien reposé par 3 jours d'aproductivité à Carwell, j'arrive à Cairns sous un soleil de plomb, en plein après midi...
Cairns, c'est une ville, comme Brisbane, ou Sydney mais avec son petit style à elle...
Imaginez un decor de western qui aurait été monté pendant la nuit, asphaltez copieusement la rue et peignez chaque maison d'une couleur totalement differente de la voisine. Inscrivez sur les enseignes BOTTLE SHOP, SOUVENIRS GIFTS, DIDGERIDOO, BACKPACKER et deversez une bonne centaine de 4x4 dans la rue...
En plein soleil, vous ètes a Cairns.

Globalement, c'est aussi comme cela que sont regies la plupart des "villages" du Queensland : nos églises sont des stations-services autour desquels s'agglutinent de longues et plates maisons en bois type bungallow.

Au coin de la rue ( c'est a dire à environ 25 minutes de marche a travers des terrains plus ou moins vagues), vous trouverez le fish & chips, l'équivalent de notre boulangerie; en cas de petit creux, une bonne barquette de frites larges comme un pouce, ça fait toujours du bien... Le soleil se couchant vers 18h en été (proximité de l'équateur) tout ferme vers 7 heures, et tout est mort à 8.

Mais Cairns n'est pas un village, en plus, elle est touristique, donc...
Et elle a une petite arme secrète qui explique pourquoi tous les touristes se dirigent vers la Marina : La Grande Barrière de Corail.
Et oui, car Cairns est considerée comme le meilleur tremplin pour aller piétiner la Grande Barrière de Corail... Si je dis "piétiner", et si mon ton devient un peu aigris, c'est parce que j'ai acheté un appareil aquatique et un A/R sur Green Island (60$) juste pour pouvoir revivre la magie du monde sous-marin, et la prendre en photo... pour vous.

Au lieu de ça, je n'ai pu aperçevoir dans une eau trouble que des coraux gris-morts (tués par l'eau trop chaude, et les appétits fétichistes des touristes) au travers desquels se trainaient des poissons lourds et ternes semblables à des mérous ou des sillures...
Amer, j'etais... Pour evoluer dans des eaux turquoises et fraîches, et observer des coraux intacts, il faut aller beaucoup plus au large, beaucoup plus au cher aussi...



A part ça, a Cairns, il y a quelques curiosités telles que le Lagon artificiel, assez réussi et pas (trop) surpeuplé, où il fait bon flemasser... Mais ce qui est le plus interessant, c'est tout ce que l'on peut trouver sur l'art aborigène.

Entre le Cairns Art Gallery, et le Aborigenal Art Centre, j'ai pu avoir un aperçu riche des principes de base de la peinture aborigène, mais aussi de la structure des groupes. Par exemple, chaque groupe aborigène a pour totem un animal de la foret : kangourou, crocodile, serpent, wonbat, possum... Cela veut dire que ce groupe, et seul ce groupe, doit s'occuper de cet animal et lui vouer un culte.
L'art, les peintures, les danses, les poteries, porteront la marque et l'influence de cet animal.

Il m'a été très facile de rester des journees entières dans ces musées à plonger dans ces peintures mystiques, qui avaient toujours beaucoup à raconter.

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