10 janvier 2007

L'Overland Track

Nous y sommes...
L'une des raisons principales pour lesquelles je suis venu en Tasmanie, et meme en Australie...

L'Overland Track,

une randonnée d'une quatre-vingtaine de kilometres partant de Cradle Mountain, traversant la plus sauvage des reserves tasmaniennes, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, et World Heritage Area, pour atteindre environ une semaine plus tard la Lake St Clair, le plus profond d'Australie.

Comme pour la randonnée d'Hichinbrook Island, il etait indispensable de reserver bien a l'avance, ce que j'ai fait afin de pouvoir partir le 20 décembre.

Dans le bus, j'ai fait la connaissance de Tom, un hollandais, et d'un australien, Brad. C'est tous les trois que nous avons entamé et terminé cette marche epoustouflante.



Les milieux traversés étaients extremement riches : des paysages lunaires tapissés de bruyères centenaires, donnant l'impression de marcher en pleine préhistoire; des forêts d'eucalyptus serpentées de criques d'eau glacée, une végétation sèche et pourtant luxuriante aux éclats...


Bien que parfois longue, la marche n'est pas extremement difficile. La difficulté majeure est de porter son sac qui oscille entre 20 et 30 kilos (selon l'organisation et les exigences gastronomiques...).
Pour ma part, j'avais opté pour le frais (et donc le lourd) avec tomates, concombres, dindes fumées, pain, fromage... ce qui m'a valu, une fois les premières railleries passées, de régaler copieusement certains de mes compères de marche qui devenaient aussi deshydratées que leurs repas... Soit dit en passant, ces repas déshydratés sont souvent délicieux, malgré leur mauvaise presse.

Tout au long de la marche, nous avions l'occasion d'effectuer des side-trips, c'est à dire des portions de marche supplémentaire pour apprecier une chute d'eau, profiter d'une vue au sommet d'une montagne, etc.
Le Mont Ossa fait parti de ces side-trips. Même s'il est possible de laisser son sac en bas, gravir les 1817 metres reste une experience eprouvante mais tellement gratifiante une fois arrivé en haut.
Chaque jour, nous rallions une hutte où il était possible de se réchauffer un peu, et de dormir, à moins que l'on préfère planter la tente aux alentours. Les jours de beau temps, la tente est une solution de rêve, de même lorsque le néo-zélandais ronfleur a décidé de dormir dans la hutte.



Par contre, lorsque le temps est plus capricieux, tout le monde se rue dans la hutte et l'ambiance, tout comme l'odeur lourde de chaussettes mouillées (nos guirlandes à nous), est inoubliable.

Exceptionelle fut aussi la soirée de Noël pour laquelle j'avais gardé mes sardines et un peu de tout ce que j'avais de frais pour des "Pâtes à la dinde-fromage-tomate (avec l'huile des sardines...)".
Ce soir là, il faisait froid (9° à l'interieur)...
Tout le monde se serait les épaules autour d'une table galcée et trop petite, éclairée parce quelques faibles bougies et la lampe à gaz, gentillement pretée par l'allemand.
Beaucoup de nationalités, beaucoup d'horizons, et autant d'expériences incroyables...

Les discussions tournent autour du Nepal, de l'Inde, de la nourriture de chacun, du mythique belge qui, dit-on, traverse le parc avec 50 kilos de nourriture et a prévu 6 semaines de marche.
Je suis sûr qu'on l'a croisé au moins 2 fois... Brad est dubitatif...

Certains sont allés se coucher, ou lisent leur lampe frontale visée sur la tête.
D'autres s'adonnent à des énigmes capilotractées et interminables en degustant frénétiquement des chocolats apportés par certains afin de célébrer si modestement soit-il ce soir particulier.

Et puis vers 22h30, quelqu'un déboule dans la hutte : "It's snowing !"

Tout le monde l'avait évoqué mais jamais serieusement...

De la neige pour Noël...
En Australie,
En plein été...

Un Noël unique.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Marc,
ça faisait un bail que j'étais pas passée par l'australie et la tasmanie te faire un ptit coucou... ça a l'air époustouflant ton aventure! les photos sont superbes et les récits excellents! je vois que tu wwoofs comme un dingue, dis-donc, tu vas pouvoir venir m'aider dans quelques années ;-). Ah oui, j'écrivais pour dire "très bonne année 2007", mais bon, elle commence terrible, cette année, pas sûr qu'il y ait besoin de te souhaiter plus chouette que ce petit voyage, ou alors, juste que les "jours sans" soient désormais plus légers, avec ta guitare sous le bras! Bon, de mon côté, je pars des AT le 2 mars c'est officiel, je cherche une ferme, pas pour wwoofer finalement, mais pour travailler en vrai (wouhaou!), c'est pas encore fait, on verra bien... et je prépare aussi mes inscriptions pour une formation en septembre. Allez, je te laisse, marc. Continue à profiter de ta belle aventure et à nous la raconter si joliment! gros bisous. agnès

Anonyme a dit…

Franchement j'imaginais pas que la creuse regorgait de telles splendeurs... Je prend le pemier train Corail qui part!

Anonyme a dit…

sympa ton périple marc! C'est fort sympathique, et j'aime toujours autant ta tête! ;))

Anonyme a dit…

Une excellente année à toi qui a plutôt bien commencée parait-il...Merci pour ces images et les récits qui me scotchent à chaque fois. Je crois que qd tu vas rentrer tout la monde va partir en Australie!!
Note bien les bons plans!
Bises et à bientôt (?)
Claire

Anonyme a dit…

Hi Marc,
Nice pictures, although I couln't read a word of it, it must say that is was a very pritty trip that everybody must walk once. But be carefull, it might be the best walk in your life (not recommended for people under 30 :p)

Anonyme a dit…

absolutely

Anonyme a dit…

".....et vous avez eu peur parfois ?"